Flip au 13 à la voile
samedi 26 juin 2010
C’est maintenant devenu une habitude : Flip 2, le bateau du NCMiramas fait partie des bateaux engagé sur le « 13 à la voile ». 8 adhérents se sont relayés sur la course.
Samedi 19 juin : soirée de feu à Istres
Pour la 1ère fois de son histoire, le « 13 » démarrait à Istres sur notre étang à nous. Pour fêter l’événement, toutes les parties prenantes de la ville s’étaient mobilisées pour assurer un accueil mémorable. Pour commencer, un quai entier avait été libéré par le port des Heures Claires pour accueillir les 23 bateaux participants. Ensuite, un repas grande classe avait été préparé pour rassasier tous les équipages.
Malgré un Mistral tenace, la soirée s’est terminée dans une ambiance très chaude et très dansante. Il faut dire que l’animation était assurée par une jeune chanteuse qui a mis Jackie en émoi : malgré son âge respectable, on a eu du mal à l’arrêter de danser.
Pour finir cette soirée très fun, les forces de police nous avaient réservé un petit accueil « test d’alcoolémie » sur la route du Dèla : nos 2 chauffeurs s’en sont sortis à merveille avec un « zéro grammes » qui nous a tous laissés perplexes.
Dimanche 20 juin : y a baston, tous à la maison
Avec 45 noeuds de vent, le comité de course a logiquement donné rendez-vous à tous les participants à Port Saint-Louis à 19h, sans les bateaux, pour une daube au taureau très appréciée. Jackie n’est pas venu, et nous laisse continuer le 13 sans lui. Officiellement, c’est à cause des prévisions météo peu favorables, mais plus vraisemblablement, sa soirée de transe de la veille a dû lui laisser le corps meurtri.
Comme la veille, les forces de police nous attendaient à nouveau à Istres. Mais quelqu’un a du leur dire que Claude n’avait rien bu, car elles ne nous ont même pas arrêté.
Lundi 21 juin : encore une journée pour rien ou presque
Sentence du briefing de 10 h : pas de régate aujourd’hui, mais convoyage prévu vers Fos sur mer pour tous les concurrents. La météo annonce 30 à 40 noeuds, mais dans la matinée, le vent est faible dans le golfe de Fos, et modéré sur l’étang.
En à peine plus d’une demi-heure, nous (Valou, Franck, Bruno &Claude) étions à poste au port de Saint-Chamas. A 11 h 15, le bateau était en route pour rallier Martigues. Arrivés devant le pont, nous somme surpris de le franchir quasiment seuls : mais où sont les autres bateaux qui étaient tous en stand by à Istres ?

Petite halte casse-croûte au port de Martigues, où nous apprenons que le gros de la flotte est finalement restée aux Heures Claires ! Arrivés dans le golfe de Fos, nous comprenons pourquoi : les 30 à 40 noeuds sont bien là. Avec 3 ris et un petit bout de génois nous arriverons sans encombre à Fos en 1 heure à peine après la sortie du canal.
Tout aurait donc été pour le mieux, sauf que certains se sont crus obligés d’en rajouter : d’abord, le barreur, que nous ne nommerons pas, a eu un peu de mal à rentrer le bateau à sa place sans caresser de son flanc l’arrière de quelques autres embarcations qui le gênaient. Pas de casse, heureusement. Ensuite, une jeune femme blonde appartenant à l’équipage a eu à priori la bonne initiative de s’occuper du branchement électrique. On se demande encore comment elle a pu faire, vu qu’il fallait un adaptateur spécial, comme dans beaucoup de ports.... En se couchant, Franck devait déjà penser à ses bières fraîches du lendemain quand il s’est aperçu que la batterie était à moins de 12volts, en voie d’être vidée par le frigo.
Mardi 22 juin : enfin en course
Valou nous a quittés, nous nous retrouvons donc à 4 seulement pour une journée de vent modéré, forcissant en fin de journée. On retrouve le reste de la flotte à la sortie du canal de Caronte. Le départ est finalement donné à Carry pour un parcours côtier vers l’Estaque.
Vent de travers, nous choisissons de ne pas lancer le spi vu la direction irrégulière. Ceux qui auront choisir l’option contraire finiront devant, mais au prix de départs au lofs parfois impressionnants. Nous nous contenterons de notre 15ème place, contents d’avoir bien maîtrisé les risées courtes et violentes.
Une 2ème manche est lancée à l’Estaque sur un parcours banane ultra court, que le Président Caste qualifiera de « parcours d’Optimist ». : tout à fait d’accord avec lui. Nous prenons un départ super canon, à pleine bourre, juste sur la ligne au top départ. Mais la fatigue et le manque de bras se font sentir, et nous alignons les manœuvres approximatives et hésitantes. Bilan : 14ème.
L’organisation nous installe sur le quai du Square Mistral tellement bien équipé qu’on est obligé de s’amarrer à la balustrade du bar « Le bord de l’eau ». Merci à lui, on vous le recommande. Après inventaire des alentours, pas de toilettes, bref la galère. Heureusement, quelques jets d’eau du jardin public serviront accessoirement de douche.

La journée se termine avec l’arrivée du 5ème homme tant attendu, Franck le petit. Venu en train, il est arrivé à pied de l’Estaque gare jusqu’à l’Estaque plage, avec son énorme sac à dos et sa glacière pleine des glaçons qu’il nous a promis. Ça tombe bien, c’est justement l’heure de l’apéro !
La soirée se poursuit avec les traditionnelles gnocchis et daube des Pescadou de l’Estaco sur le quai du Port de la Lave.
Mercredi 23 juin : Franck prend le pouvoir
Réveil 7h. Le petit déjeuner est prévu entre 8h et 9h mais à 8h15, les stocks alimentaires commencent à manquer, et à 8h30 les tables sont déjà en cours de rangement. Tant pis pour les retardataires.
On dégage du port à 10h. Aujourd’hui, le barreur du jour sera Franck le grand. Sur le coup, ses chevilles ont un peu enflé, surtout qu’il a assuré un super départ. Par la suite, il a quand même fallu le reprendre une ou deux fois pour ses erreurs de débutant. Sur le coup, ça l’a un peu énervé, mais ensuite il a bien assuré. Il aura même quelques bonnes idées, notamment celle de continuer tout droit après le Tiboulen au lieu de piquer directement sur « l’écueil du milieu » entre l’île Riou et l’île plate. Et là, miracle, alors que ceux qui sont 20m à babord sont scotchés dans la pétole, nous continuons à avoir un petit peu d’air et à avancer.
Nous finirons l’étape en 12ème position au temps compensé. Pas mal. L’étape du jour s’arrête là, par manque de vent, et nous rallions Port Miou au moteur. Après cette grande journée, Franck le grand nous quitte, préférant reprendre son boulot plutôt que de finir l’aventure.
La soirée se termine devant une paëlla mémorable préparée et servie comme tous les ans par le club YCCC, avec une qualité d’accueil toujours inégalée. Un grand merci à eux. Malgré l’ambiance « accordéon et chansons », nous préférons nous éclipser, et laisser l’équipage de Tilou seuls avec le rosé : nous sommes juste devant eux au classement général, et voulons mettre toutes les chances de notre côté pour le rester.
Jeudi 24 juin : 2 petits tours devant la Pointe Rouge et puis s’en vont..
La pétole est encore au rendez-vous ce matin à Cassis, et la flotte prend tranquillement le chemin de Marseille au moteur. Ce n’est qu’une fois arrivés dans la rade que nous trouverons une brise thermique bien établie d’une dizaine de noeuds. Le comité de course décide donc de mettre en place un parcours banane.
1ère manche : départ correct, mais à 4 c’est très chaud, surtout que petit Franck a encore peu d’expérience. Pour arranger les choses, la drisse de notre GV n’arrête pas de glisser dans le bloqueur, et nous faisons toute la manche avec un accordéon au guindant. Le spi s’y met lui aussi en se mettant en cocotier : Une fois passe encore, mais à la 2ème fois, c’est sûr, c’est la preuve que notre Bruno n’a plus toute sa lucidité. Ces déboires vont d’ailleurs l’achever. Ce sera donc notre plus mauvaise manche de la semaine : 16ème. Pendant ce temps, Tilou a réalisé une superbe 4ème place, comme quoi, les soirées prolongées au rosé, ça paye. Il faudra retenir la leçon.
2ème manche : arrivés en retard pour nous positionner, nous virons devant la flotte dans la minute. Évidemment, cela va nous obliger à passer la ligne assez loin du bateau comité, mais nous la franchirons juste après le top, à pleine vitesse. Pendant ce temps, le gros paquet de la flotte est en train de se frotter sévère au comité, on entend que ça gueule : ce sera finalement notre meilleur départ. Après un parcours réduit à un tour, le dernier bord est un mano à mano encore et toujours avec Tilou, qui nous passe sur la ligne après un refus de priorité dont nous ne lui tiendrons pas rigueur : on règlera nos comptes à l’apéro ce soir. A priori plutôt satisfaits de notre prestation, nous ne sommes finalement que 14ème : nouvelle déception.
Au final, notre trop grande régularité entre la 12ème et la 16ème place, et l’absence de bonne perf, nous coûtent cher au général : 16ème, soit seulement une place de mieux que l’an dernier.
Mais un super buffet sur la terrasse de l’YCPR au soleil couchant nous fait vite oublier notre petite déception.
Nuit du jeudi 24 juin : gare au canal
Nous quittons le buffet juste à temps pour être sur l’eau au moment du coucher de soleil sur le Frioul : magnifique. Seuls en mer, le convoyage jusqu’à Port de Bouc se passe assez vite, occupés à repérer tous les phares et balises qui se présentent à nous.
Arrivés au canal de Caronte, les choses se corsent, car le balisage de nuit est loin d’être suffisant. Et ce qui devait arriver arriva : juste après le pont SNCF, Flip s’arrête et ne veut plus avancer ni reculer : on est tout simplement sorti du chenal et le bateau touche le fond ! Heureusement, Bruno, qui dormait depuis quelques heures, a enfin récupéré toutes ses facultés : il grimpe sur la baume que nous envoyons sur tribord, pour faire gîter le bateau au maximum. Ça marche ! Bravo Super-Bubu ! Un quart d’heure après le bateau est à quai à Martigues pour une courte nuit avant de rejoindre Saint-Chamas.
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