Championnat de France 2011 Espoirs

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Subaru, Psychodrame, Hôpital, Azenor,  Racing jibe :

 

Quel rapport?

Ben! Le Championnat de France 2011 à Brest

 

 

 

 

 

 

Toute ressemblance avec des personnes vivantes ou disparues n'est pas fortuite.

Cette chronique comme toutes celles que je signe est le reflet de l'événement tel que je l'ai vécu. Elle n'engage que moi, même s'il m'arrive de me faire l'écho de propos ou d'avis partagés par d'autres personnes.

 

Subaru: Quand on part pour 1200 bornes on se retourne pas toutes les dix minutes pour s'assurer que l'équipage est bien sanglé, et on a tort. Cinq ados dans un minibus, les premiers kilomètres parcourus, ça se sent des velléités libertaires et c'est, bien vite, tout en vrac derrière toi. C'est seulement quand t'as une Subaru de la gendarmerie qui fait du stationnaire à ta hauteur que tu te dis qu'il y a quelque chose qui cloche, mais quand elle te passe devant et annonce, à grand renfort de diodes, du plus bel effet, "suivez nous", tu en as la confirmation.

Y'a dégun d'attaché, derrière, à 90€ la prune, le calcul est vite fait. Une lassitude qui n'a rien à voir avec la distance parcourue s'abat comme une chape de plomb sur tes frêles épaules et tu te surprends à remercier le ciel de ne pas être au volant. La maréchaussée sachant, parfois, se montrer magnanime, Jeff n'écope que d'un PV pour une ceinture et les fautifs d'une séance de morale. Avec tout ça on a quand même pommé une bonne heure et nos coureur 18€ par tête.

 

On mène tout le monde à bon port en 14h, Olivia, Luc et Dante pour le NCM, Romain et Samy pour Martigues, bientôt toute la ligue PACA Windsuf nous rejoint et ce sont 22 coureurs qui vont foutre le ouaille dans le camping. Outre ces 22 coureurs, sont présents Lise, Max, de Toulon, Xav', Jeff et Guy de Toulon, l'autre parent de service

 

Je passerai, vite fait, sur la journée de samedi pour aller directement au dimanche marqué par la manche d'entrainement et la cérémonie d'ouverture et donc le Psychodrame:

Ceux qui lisent régulièrement les chroniques de votre serviteur auront en mémoires les remarques formulées l'année dernière à la même occasion. Cette année, année de la fusion des ligues Alpes Provence et Côte d'Azur, c'est pire.

Pour cette fois, nos coureurs n'ont pas de tenue du tout, alors qu'il faut voir les autres ligues: une débauche d'uniformes divers et variés que c'en est indécent.

Comme c'est pas dans notre nature de passer pour des cons involontairement, il est décidé de créer une visibilité, justement par manque de tenue. Au départ tout le monde devait être en combi, mais beaucoup n'ont pu être prévenus à temps et le torse nu s'imposa de lui même (sauf pour les filles; faut pas déconner avec ça). On t'as foutu une ambiance! Saluée d'ailleurs publiquement par les instances présentes.

On n'a pas, un seul instant, imaginé les retombées.

 

Imagine, Ô lecteur, une délégation d'élus de la toute nouvelle ligue PACA, avec des tenues, eux, débouler à 11 h du soir, dans le bungalow que je partage avec les coachs, pour faire signer une lettre d'excuse, comme quoi nos coureurs auraient choqué et fait preuve d' un manque de respect insigne ( je viens de tomber sur une photo de l' élue, soit même, dans le cortège: elle a pas l'air bien perturbé); et puisqu'il est question de respect que dire de l'absence d'élu régional à la remise des prix? C'est vrai aussi, faut comprendre, c'est fatigant un championnat et puis t'as vu la route qu'il y a à faire; alors on charge et on se barre. Tsss! vous avez dis exemplarité?

 

De plus j'ai bien pris note de l'idée que se font les "instances" du statut de parent accompagnateur: d'abord c'est normal qu'ils soient là et si, en plus, ils pouvaient la fermer ça serait top.

Ha! Aussi! L'organisation n'a pas compris du tout pourquoi les coachs ont eu le besoin de se justifier le lendemain. Chercher l'erreur.

Ce qui est bien avec les moralistes, je les adore, c'est qu'ils se loupent toujours, mais si vite, là, je suis bluffé. Et puis j'aurais mis quoi dans ma chronique, moi?

Lundi, premier jour de course, un peu pétole. Après avoir été 2° un petit moment, grâce ou à cause d'un départ bâbord, Dante fini 5° de l'unique manche RSX de la journée, Jeanne Dantes, en RSX aussi, 2° et Philippe Lafay en N1 après 2 manches de 2° est 1° au général.

Quelque chose ayant tapé dans l'œil de Xavier, c'est pas une fille, je l'amène passer la soirée à l'hôpital se le faire enlever. Les coachs, sympas, nous ont gardé de quoi bouffer, à 23h30, j'ai pas trainé.

 

Mardi, y'a du vent, il est même prévu toute la semaine. J'ai du courir après Xav' pour lui foutre sa pommade et ses gouttes dans l'œil; parent accompagnateur c'est aussi nounou des coachs.

3 manches envoyées. Dante se fait des départs bien à lui, seul contre tous, façon "Bagarre à OK Corral" seul à bâbord contre toute la flotte à tribord. Il n'a pas encore compris que, statistiquement, si c'est passé deux fois les tentatives suivantes sont vouées à l'échec, ce qui est effectivement le cas. La seule fois ou ça marche il faut que le promène couillons de la rade, de la compagnie Azenor, traverse le parcours sans vergogne, l'aspire dans son sillage et le fasse tomber. Et que je te continue à annoncer: " mesdames et messieurs nous traversons actuellement la flotte des championnats de France etc. etc." Et que je te prends des photos, et que je m'esbaudie, blaireaux va!

 

Si c'était le seul! Un remorqueur de la Marine fait mieux, je sais pas s'il était à PMP mais c'était pas loin. A grand coup de sirène il se fraie un passage au milieu de planchistes affolés. Comment c'est possible ça? Le jour où il y aura un accident on le mettra sur le compte de qui? De l'orga qui n'a pas mis le parcours dans la bonne zone? Des affaires maritimes qui ont autorisé la course dans la zone? Des concurrents qui ont accepté de prendre le départ, ou pas, à leurs risques et périls (cf. la fiche d'inscription)? Je suis prêt à parier une frégate furtive contre un gilet se sauvetage que ce sont les coureurs qui l'auront dans l'os.

 

Mercredi: le vent est au top. Pas mal de casse et d'accidents, ce que la fédé appelle des petits bobos, ne méritant pas qu'elle s'y intéresse, c'est le boulot des accompagnateurs! En l'absence de médecin sur cette manifestation, rassemblant tout de même plus de 400 coureurs, je m'autorise à penser qu'une entorse du genou n'est plus un bobo. Mais ça n'engage que moi.

Que dire des coureurs en difficulté ou soufrant de "bobos" déposés par les sécus de l'épreuve sur la plage de l'autre coté de la rade? T'es à terre et au sec, de quoi tu te plaints? C'est que quelques kilomètres à pieds pour rentrer.

Jeanne explose sa voile. Lise et moi courons lui en porter une autre, remplacer les lattes et un T, mettre des numéros, le tout en un temps record digne d'un stand de F1. Elle part claquer les deux manches.

Samy se fait tronçonner la planche par l'aileron d'une autre 293 et Martin se fait pulvériser la sienne, mais pas de bobos.

 

Jeudi: Raid le matin, Marie, de Fos, abandonne mais s'est bien battue.

En milieu d'après midi ils lancent enfin une manche pour les planches. Dante pulvérise sa voile en faisant un concours de racing jibe à une minute du départ. Il le maitrise bien à tribord, pour bâbord faut qu'il travaille encore un peu. Xav' est un peu colère.

 

Vendredi: dernier jour, 3 manches pour les planches.

En attendant la remise des prix Lise leur distribue les tenues qui viennent d'arriver. Jeanne pourra la mettre sur le podium même si elle n'a pas droit au titre (moins de 10).

Bien sur, toute l'équipe de planche assiste à la remise des prix, ça sera d'ailleurs la seule équipe de la ligue, c'est pas comme si on avait plus de 1200 bornes à faire.

 

On aura eu tous les temps, excepté la neige et la grêle. La chaleur de l'accueil Breton a largement compensé l'obligation de porter, quelques fois, un bon pull.

En plus: on s'est bien marré.

 

Olivia: 5° en 293 filles, Dante: 8° en RSX garçons, Luc: 24° en 293 N1.

 

 

Mise à jour le Dimanche, 10 Juillet 2011 15:17